A ce moment, je plie mes affaires, range mon sac et prend un verre de thé chaud accompagné de quelques menues tartines avant de mettre ma cape car il pleut et de commencer ma première étape en Espagne, jusqu’à Larrasoana. Le terrain en sous bois est pentu et détrempé, dangereux par un grand nombre d’éboulis. Les montées sont nombreuses, mais la déclivité n’est pas comparable avec celle menant à St Jean Pied de Port. C’est une sorte de procession continue de marcheurs qui est parti dès 2h00 du matin et qui s’égrène maintenant vers Larrasoana. Je chemine avec Philippe que j’ai rencontré à l’étape précédente, accompagné de son chien Cléo. Il a adopté cette chienne alors qu’il quittait le Bruyère en Suisse, pour le chemin de St Jacques. Cette décision lui entraîne beaucoup de contraintes lors de la recherche d’un hébergement. En effet, il est plus facile de loger dans les gîtes avec un cheval ou un âne que l’on peut mettre au piquet dans une parcelle d’herbe, qu’avec un chien. Aussi, après Roncevaux a-t-il du prolonger son étape de 10 Km, pour enfin s’autoriser à coucher sur le parvis d’une église dans un village désert. Il marche très vite ce qui me donne la possibilité de forcer moi-même le pas, dans les montées que j’apprécie de plus en plus que la forme physique vient. Je rebute aux descentes qui bloquent les genoux.
A 13h00, j’arrive au gîte de Larrasoana qui se trouve fermé jusqu’à 15h30, heure à laquelle l’accueil sera possible par les hospitaliers ou agents communaux. En fait, c’est l’heure commune de tous les accueils
Mais c’est important d’y être en avance si l’on veut disposer d’un lit bien situé dans le dortoir, garantie d’une nuit sans trop de perturbations, surtout celles des « lèves tôt ». Pour l’heure, chacun profite de faire sécher ses chaussure eu chaussettes trempées d’eau, et d’autres de tromper le temps en engageant une partie de pelote basque avec Pala (raquette), dans le mur à gauche de la salle de sport du village. En effet, dans chaque village traversé depuis St Palais, et jusqu’en Castille, nous allons rencontrer des trinquets et des frontons avec ou sans murs à gauche, pour des parties de pelote basque. Naturellement beaucoup de questions fusent à la vue de ce jeux pour lesquelles je suis sollicité et n’est pas de mal à donner les réponses satisfaisantes, sans trop paraître expert.
Comme je suis le premier arrivé, je fais les frais de la mauvaise humeur des hospitaliers qui à l’ordinaire sont gentils et prévenants. Après le coup de gueule, l’ambiance redevient sympa et détendue. Contrairement à l’information portée sur le guide, il n’y a pas de possibilité de restauration, ni de cuisiner, d’alimentation, hormis un bar qui n’ouvre qu’à 18h00. Tous les pèlerins attendent sagement en plaisantant et se dorant au soleil de la soirée, que le restaurant ouvre et nous fasse profiter de son menu pèlerin à 8€, qui a satisfait tout un chacun : salade de crudité, veau en sauce, gâteau maison congelé, et vin. En fait se sera le menu typique de touts les menus pèlerins du Camino, et son prix pourra varier de 8 à 10€.
Le jeudi 29 juin, le chemin va nous mener à Pampelune, première grande ville espagnole, puis poursuivre vers Cisure Minor pour trouver un hébergement, distant de 22 Km. Pas de petit déjeuner possible à l’auberge municipale, aussi je débute la marche à 7h00, sous un soleil naissant qui nous prépare une excellente journée. Déjà le ciel se libère de ses nuages, et le soleil apparaît dans la couleur rouge qui filtre au travers des nuages. Peu de dénivelé, mais des versants à suivre, qui me mènent à ARRE, banlieue de Pampelune où je prends mon petit déjeuner dans un bar très accueillant, et sympa. : Café crème et pain au chocolat, pour 2.50 €. La banlieue de Pampelune est très industrielle, et de gros travaux sont en œuvre. Cela me réjoui le cœur de revoir des rues, des places aérées et grouillantes de monde, au travers desquelles je peux me faufiler en cherchant mon chemin. Je profite de l’occasion pour visiter la cathédrale transformée en musée. La caissière, destinée à faire fonction de guide en français, profite de ma présence pour m’organiser une visite guidée à laquelle s’associent un groupe de pèlerins. Le temps passe dans cette magnifique découverte, mais l’histoire de ce monument ainsi racontée est tellement intéressante que chacun profite de ce privilège.
L’équipe se dirige vers les Corréos pour acheter une carte téléphonique pour le portable de Gérard. En fait, et après essais, cette carte ne fonctionne pas pour son portable, car il est bloqué, mais donne satisfaction pour le mien. A ce sujet, l’ouverture de mon poste portable à l’international, n’a pas été possible. Je cherche une paire de semelles pour Julien qui soufre de difficultés à marcher dans ses chaussures trop lâches. Au lieu des 23 € proposé par une pharmacie, j’en trouve une dans un magasin de chaussures, pour 4 €, offerte à un prix « pèlerin » de trois €. La ville est magnifique sous le soleil, et nous nous imprégnons de l’ambiance espagnole, jusqu’à déjeuner dans un bar typique du centre ville historique, d’un menu « pèlerin » à 10 €. Puis, c’est le départ, et la traversée de la cité universitaire, avec son parc immense, verdoyant, aéré, les remparts et les douves de l’ancienne forteresse ceinturant la ville, renforcent notre bonne humeur.
Nous arrivons à Cizur Menor vers 14h00, à la maison des hospitaliers de l’ordre de Malte. L’accueil est charitable, chaleureux généreux et très cordial. Après l’habituelle lessive des effets du jour, je visite la petite ville templière, son église, ses remparts, et je cherche la « tienda » où je me fournirais en fruits et chocolat pour le trajet du lendemain qui devrait nous mener à Puente la Reina, mais pour l’occasion nous irons jusqu’à Cirauqui, soit 26 KM.
Aujourd’hui, Philippe vient me demander de lui faire le prêt de 80 €, de quoi tenir jusqu’à la fin du mois. Sur le chemin, personne ne se perd, et je sais que la dette poursuivra le débiteur jusqu’à St Jacques. Aussi je n’hésite pas et lui fait cette avance, sachant qu’il s’est joint à une canadienne et qu’ils se trouvent dans le plus grand dénuement. L’avenir me donnera la leçon à tirer de cette expérience.
Le chemin est nouveau chaque jour, et de la tristesse des jours précédents, succède la joie et l’impatience de poursuivre avec l’arrivée du soleil et la traversée de paysages enchanteurs et variés, champs de blé à perte de vue puis montagnes verdoyantes.
Jeudi 28 juin, le dortoir était au complet, et comme à l’accoutumé, j’ai supporté l’excès dans les odeurs et les ronflements. La matinée est proche, et dès les premières lueurs du jour, les bruits de rangement dans les sacs à dos, la manipulation de sachets en plastic, et la sortie des sacs vers la cuisine collective se précipitent, encourageant la plupart à se lever. J’en fait autant, et rapidement, je suis prêt à partir, alors que les premiers rayons de soleil teintent le ciel sur Pampelune, les crêtes où se dresse la ligne d’éoliennes, que nous aurons à atteindre avant la fin de la journée. Le groupe, de cinq se met en marche, et traversant Cezur Menor, nous nous engageons dans des champs de blé couleur d’or. La piste se fait poussiéreuse et à 4 Km de notre départ, Gérard déplore l’oubli au gîte de son insuline, dans le frigo. Le groupe se sépare alors, Julien part avec Elena, l’Australienne, et Catherine, la suisse du haut valais, et moi je reste à l’intersection du sentier et de la nationale 110, à garder nos deux sacs pendant que Gérard court chercher son insuline. Une heure après, il réapparaît et c’est avec beaucoup de volonté à cause de la faiblesse de ses muscles en raison du manque de sucre, qu’il gagne la ligne des éoliennes et les statues de pèlerins en fer, d’Alto Del Perdon. Atteindre Urtega fut rapide, et je pus prendre un petit déjeuner à 10h30, soit café crème et part de gâteau. Le groupe était reconstitué, et devait marcher de concert pendant quelques étapes. A 11h30, nous étions à Puente La Reina, que nous avons découvert avec plaisir comme première ville vraiment espagnole que nous rencontrions. Des rues étroites bordées de vieilles maisons rapprochées, des façades souvent blasonnées, qui débouchent l’église, la place aérée et bondée de monde ou simplement le pont roman de Puente la Reina, après l’office de tourisme. La ville résonnait des musiques des chants et des danses des fêtes locales et scolaires. Les couleurs vives et multiples complétaient le tableau de vacances et nous restions sur le parvis de l’église à grignoter devant cette exubérance. L’accueil à l’office de tourisme est particulièrement chaleureux, et les magasins à proximité nous offrent des gâteaux de fabrication locale, que l’on sait avoir été confectionnés à notre intention. Bien sûr, l’offre une fois faite est satisfaite, et la communication est vite engagée. J’en profite pour faire le plein de documentation sur les chemin de St Jacques en Navarre. Après achats dans les « tiendas », je déjeune à l’ombre des arbres d’une place grouillante de monde. C’est l’occasion de rencontrer deux femmes jacquaires de Tarbes qui finissaient leur périple à Puente la Reina. L’échange est très cordial, et quelques peu envieuses de notre sort, elles nous quittent dans des « buen camino » répétés.
Toutefois, il faut partir, et la ville envahie de pèlerins se vide comme elle s’est rempli. L’après midi promet d’être plaisante au regard des 6 Km restant à parcourir, du soleil qui ravive les couleurs d’un autre paysage de montagnes et de coteaux, où paraissent des vignes innombrables. Nous arrivons à Cirauqui, et nous traversons le village pour atteindre l’église fortifiée, puis le gîte privé. L’accueil est comme toujours très chaleureux et l’installation rapide. L’habitude aide, et après la lessive de quelques vêtements, nous recherchons un bar que nous trouvons dans « centre social ». Je passe la porte et j’entre dans une salle vide de monde, à un tenancier ahuri, occupé à regarder un film à la télévision, quatre cervezas. IL suivait béatement le film « Smith and Smith » sur Canal +. Arrivent trois autochtones qui à l’image du serveur s’installent devant la télévision sans prêter attention à nos personnes. Le bruit étant si fort que je paie les consommations et quitte l’établissement en claquant la porte, sans provoquer le moindre mouvement de leur part. Le soir nous soupons à l’auberge dont le patron du gîte est le cuisinier et sa femme la serveuse. L’endroit se situe dans une cave murée de pierres, voutée, aménagées en petits salons particuliers pouvant recevoir des sociétés de 10 à 15 convives. Autour d’une table ovale, on elle nous sert avec gentillesse un apéritif avec olives, une grande salade composée, un plat de pâte à la carbonara, avec boulettes et sauce tomate délicieuse, du vin suivi de glace variée, le tout pour 8 €. Comme cette personne est aussi artiste, les murs exposent ces œuvres de sculpture et de peinture. Dans le domaine de la sculpture, ce sont des statuettes, représentant des corps dans des positions corporelles fines et très expressives, comme une femme en train d’accoucher, ou un corps de femme coupé en deux….Entre nous, nous en rions car à la vue de ces statues, nous en donnons une interprétation psychanalytique, et pour moi un rappel aux peinture de Maria , en ce qui est de la représentation d’une femme assise d’où sort de son vagin un enfant nouveau né, relié encore par son cordon ombilical, des corps coupés au niveau des jambes, des tableaux montrant l’évolution des couples jusqu’à l’enfantement, et un homme au buste écrasé.
Le lendemain matin, sans petit déjeuner, nous quittons le gîte vers 6h30, pour une étape qui doit nous conduire, par la continuité du sentier romain, par Lorca et Estella, à Villamayor des Monjardin où nous coucherons dans un gîte privé tenus par des hollandais. Dès le départ, le temps s’annonce merveilleux et le dénivelé à la lecture des cartes, peu agressif. Nous sommes maintenant habitués à marcher en groupe, et c’est naturellement que nous allons essayer d’inclure une lettone, Mahia, dans le groupe. La vallée est merveilleuse, et les vignes se succèdent jusqu’à Lorca où nous allons prendre notre petit déjeuner à l’entrée de la ville, dans une pâtisserie dont la qualité des produits ne donne pas satisfaction. Le terrain est argileux, et crayeux, mais peu poussiéreux. Le chemin est jalonné d’églises fortifiées et de village noyés dans les vignes.
Mais la ville est mignonne et annonce Estella que je parcours de long en large. C’est une petite ville riche, avec des bâtiments prestigieux, beaucoup de commerce, et à cette heure noyée de population dans les rues. Puis, à la sortie de la ville, en quelques centaines de mètres, nous arrivons à la bodega d’Irache, où se trouve la fuente d’Irache, fontaine installée par la cave des vins éponymes, à l’intention des pèlerins de passage. Naturellement, je bois du vin servi par cette fuente, très connus de tous les pèlerins, et qui est « excellent » d’après Aimery Picot. Je visite l’église du monastère de moines qui exploitent cette propriété vinicole, et me repose dans le jardin qui le jouxte. Il reste 9 KM à parcourir jusqu’à Villamayor Monjardin, par un sentier qui monte sous un soleil de plomb, et des sentes caillouteuses. La consommation d’eau devient importante, à l’approche du château fortifié défendant Villamayor. C’est un village du sud, très pittoresque qui nous accueille dans le dédale de ses rues fraîches, aux maisons rapprochées et à la chaussée incurvée. Nous arrivons à l’auberge tenue par des chrétiens hollandais assistés d’américains du nord. Pour 16 €, nous bénéficions de la nuitée, du souper, et du petit déjeuner. Au groupe constitué de Bernard, Julien, Catherine la suissesse, et Alena, la canadienne, la slovène, Mahia, a essayé de s’intégrer. Cette dernière est trop indépendante et malgré des signes favorables à vouloir se rapprocher de nous, elle n’en demeure pas moins hésitante. De toute façon, chacun est libre et l’adhésion comme la séparation sont des situations acceptables. Ce soir j’ai exercé la fonction de secouriste auprès d’un couple de touristes espagnols, dont le mari souffrait depuis Roncevaux d’ampoules sous les deux pieds. Grâce à la technique acquise au cours de mon périple français, je lui ai montré comment faire un pansement et continuer sa marche sans trop souffrir, jusqu’à complet rétablissement.
Demain, 26 juin, nous nous rendons à Viana, distant de 29 Km. Le repas servi par Jean, le hollandais, chef de la mission œcuménique, a été préparé par la jeune épouse d’un missionnaire américains, de New York, qui, pendant qu’elle travaillait aux fourneaux, soupais avec nous, installé à nos côtés. Le dîner fut très convivial, et familial. Il a débuté par une prière dite par un autre missionnaire. Il faut noter que le nom de l’albergue ne laisse pas présager de son option religieuse. Après une soupe composée, délectable, a suivi un plat de pâte fraîche dont la présentation ne laisse rien à envier aux établissements de prestige, tomates, poivrons, ciboulette et fromage râpé ne manquaient pas. J’en pris d’ailleurs deux portions. Que ne fut pas ma surprise, à l’issue de ce repas d’un appel à un moment de méditation organisée à partir de 21h00. A Villamayor, aucune activité sinon celle de chercher le sommeil ne pouvait combler la soirée. Aussi, lorsque je me présentais à la « méditation », je me trouvais entouré de cinq personnes, toutes d’origine germanique. Le déroulé de cette rencontre était fortement de tradition germanique et hollandaise, avec des chants, des prières dont je n’avais pas connaissance, et un guide marqué par les églises catholiques américaines. Au lieu de l’étude de passages de la Bible, qui aurait pu ouvrir l’esprit des pèlerins, ce fut chants et musique douce. J’étais fortement déçu, et alors que je leur parlais de l’abbé PIERRE, et des disciples d’Emmaüs, ils y prêtèrent qu’une attention superficielle. Je forçais le trait à leur demander le passage de Luc relation la rencontre de Jésus avec les disciples sur la route d’Emaus. Ils ne le connaissaient pas, et durent le rechercher….J’en étais d’autant plus désarçonné.
Le samedi 30 juin, après un excellent et copieux déjeuner à l’auberge, je pris la route sous un ciel dégagé de ses nuages, ce qui nous annonçait un temps magnifique et chaud. Que ne fut notre surprise de constater que partis à cinq nous nous trouvions à quatre : Julien s’était joint à des amis belges connus à St Jean Pied de Port. Cette façon de disparaître puis de réapparaître va devenir le trait caractéristique de Julien durant tout le Camino.
A Los Arcos, alors que je visitais son admirable église, par ses rues typiquement espagnoles, Alena nous fit savoir qu’elle se détachait du groupe pour suivre sa propre voix. Cela ne nous affecta pas, car cela était la loi du Camino : chacun faisait son propre chemin. Il semble que Gérard fut un peu affecté par cette « défection », et cela ne me troubla pas, car je savais qu’à tout moment je pouvais décider de me détacher du groupe auquel je venais à peine de me joindre. Je n’ai pas parcouru près de mille Km seul, pour s’attacher au bout de quelques étapes en commun. Mais les évènements allaient en décider autrement.
Le paysage avait complètement changé, et nous progressions entre vallons et vallées, au travers des immensités de vignes qui nous annonçaient la Rioja.
La fraîcheur de la matinée passa rapidement à la chaleur, et à 12h00, le soleil tapait dur. C’est à Sansol que nous avons déjeuné, pansé nos ampoules et soigné nos articulations de chevilles malmenées par les chemins caillouteux. Nous avons aussi rencontré des espagnols « bici », qui participaient à un programme Erasmus en France, à Dunquerque, d’où ils étaient partis pour Compostelle, en empruntant le chemin de l’Atlantique, rejoints Aïnhoa, puis Pampelune, pour se glisser dans le « Camino Frances ». Ce fut un échange en français, très cordial et emprunt de sympathie.
Après une avancée très pénible, annonciatrice de nos futures étapes sous un soleil torride, nous sommes arrivés vers 15h00 à Viana où nous sommes tombés devant notre groupe d’étudiants espagnols qui déjeunait à l’heure espagnole, sur une place avec une fontaine d’eau fraîche.
Je me suis installé dans l’auberge des « «pelegrinos » qui nous offrait un lit pour 6€. Pour les autres services, comme le lavage du linge, son séchage, l’usage d’internet, tout est payant. Chacun fait donc sa lessive et sa cuisine quand c’est possible. Pour moi, ce sera une « tortilla » et une « cerveza », car aucun repas n’est à envisager avant 21h00et la ville est sillonnée par des bandes de jeunes venues des environs pour le tournoi de « cesta punta », retransmis par la chaîne de télévision locale. Dès 20h00, dans le quartier ancien et sous les fenêtres de l’albergue, se sont installées des structures de concert et de danse. Aussi, la nuit la nuit a été troublée par un flot continu de musique rock, qui faute de contribuer à mon sommeil n’a pas été déplaisante. De fait, dès 6h00, nous avons tous, et d’un même mouvement quitté l’auberge, en direction de Logrono, puis vers Ventosa de la Cuesta en passant par Navarete. Le ciel était bas et prêt à pleuvoir. Heureusement, les gouttes de pluie n’apparurent que tard dans la soirée.


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